LES TRES CHERS AMIS DU PRESIDENT
On comprend maintenant pourquoi Nicolas SARKOZY maintient le bouclier fiscal qui est un cadeau de 13 milliards d’euros par an aux plus riches.
Lundi soir, le Président de la République, accompagné du Ministre du Budget Eric WOERTH, a donné une petite fête dans un hôtel de luxe du 7ème arrondissement de Paris pour les premiers donateurs de l’UMP. Contre un don d’au moins 3000 euros par an (une paille pour ces gens!), le Président et le ministre, devenu trésorier de l’UMP, ont promis qu’ils maintiendraient le bouclier fiscal. Le fils de Serge DASSAULT et ses amis milliardaires peuvent être rassurés, les accidentés du travail dont les indemnités sont maintenant taxées, les mal logés et les pauvres ne porteront pas atteintes à leur train de vie.
Ce remake du Fouquet’s s’est terminé par ces phrases prometteuses du champion du « travailler plus pour gagner plus »: « Je suis heureux de vous voir. Le moment venu j’aurai peut être besoin de vous…. »
Add comment décembre 9, 2009
QUELLES POLITIQUES POUR REPONDRE A LA CRISE?
Notre pays ne sortira pas de la crise par l’incantation et l’accumulation des plans de communication successifs aussi vite oubliés que publiés, alors même que les budgets qui dessinent les vrais choix politiques du gouvernement ne reposent sur aucune stratégie cohérente et ne répondent à aucun des problèmes qui se profilent dans les deux prochaines années. A l’heure du grand emprunt et du rapport ROCARD-JUPPE, qui se souvient des 300 mesures de la commission ATTALI qui prétendait depuis 2008 « libérer la croissance française »?
Sortir de la crise suppose des mesures fortes et limitées susceptibles de répondre au défi de l’emploi, de la progression du pouvoir d’achat, de la réorientation du profit vers l’investissement productif pour redonner durablement confiance à nos concitoyens. Ces mesures doivent s’inscrire dans le double objectif à moyen terme de réduction des déficits publics et d’une croissance plus respectueuse de l’environnement.
Il faut une politique active de l’emploi dans l’esprit des emplois jeunes, permettant de compenser l’effondrement des emplois non marchand, (800 000 emplois supprimés en 2009-2010 sans aucune compensation par les emplois aidés dans le secteur non marchand.). Le succès des années 1997-2001 montre qu’il y a complémentarité entre l’emploi public et l’emploi privé. En engendrant la confiance et une hausse du revenu, la création d’emploi public contribue à la création d’emploi dans le secteur privé. Cela suppose aussi de supprimer la subvention absurde aux heures supplémentaires. Sa seule suppression contribuerait à créer des emplois. Sa transformation en une aide à la création d’emplois aidés réaliserait un vrai « double dividende ».
Il faut soutenir le revenu des ménages modestes. Notre fiscalité est profondément injuste. Tous les ménages modestes payent la CSG et la TVA. La TVA et les impôts indirects représentent 11,7% du revenu des ménages modestes et seulement 3,3% du revenu des ménages les plus riches. Par ailleurs, l’accumulation des niches fiscales se traduit par un impôt sur le revenu qui pour les très hauts revenus devient lui aussi régressif, le taux moyen d’imposition du revenu fiscal est de 25% pour les 1000 contribuables les plus riches et tombe à moins de 20% pour les 10 les plus riches! La combinaison des niches fiscales et du bouclier fiscal aboutit à ce que les ménages possédant 15 millions d’euros de patrimoine arrivent à s’exonérer d’impôt sur le revenu et à se faire rembourser grâce au bouclier fiscal leur impôt sur la fortune et une partie de leur CSG!
Dans l’attente d’une réforme d’ensemble de la fiscalité fusionnant l’impôt sur le revenu et la CSG pour en faire un impôt citoyen sur le revenu qui permettrait de réduire la CSG payée par les ménages modestes, le soutien au revenu de ces mêmes ménages modestes, que propose le parti socialiste à travers son contre plan de relance, reste plus que jamais d’actualité.
Il faut augmenter la durée d’indemnisation du chômage. L’augmentation considérable du chômage depuis un an se traduira par une forte progression de la durée du chômage. Sans changement dans les durées d’indemnisation, le nombre de chômeurs en fin de droits risque lui aussi d’exploser.
Il faut remettre l’économie sur ses pieds en favorisant l’investissement plutôt que la spéculation et la rente. C’est pourquoi, il faut abaisser le taux d’IS sur les profits réinvestis et augmenter le taux sur les profits distribués.
En matière de régulation financière, il faut que les banques fassent leur métier qui n’est pas de spéculer sur les marchés financiers mais de gérer des dépots et d’accorder des crédits aux ménages et aux entreprises en conservant l’essentiel des risques dans leur bilan. C’est pourquoi il faut une régulation bancaire européenne qui oblige les banques à ne pas se défausser de la majorité des crédits qu’elles accordent
Il faut investir massivement dans une croissance verte indispensable pour répondre au défi du réchauffement climatique. Il n’est pas besoin d’un Grand Emprunt pour celà.
Add comment décembre 9, 2009
LES SOCIALISTES DANS LE PROCESSUS DE COPENHAGUE
Pour les pays développés, réaliser le Facteur 4 d’ici à 2050, c’est diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de chaque individu. Cela veut dire que les émissions moyennes par habitant seront de l’ordre de 2 tonnes par an d’équivalent CO2. 2 tonnes d’équivalent CO2 c’est ce qu’une voiture récente émet en parcourant 15 000 km. Pour atteindre cet objectif les politiques publiques mises en place doivent prendre en compte l’ensemble des acteurs de la société afin de les accompagner dans la transition sociale et sociètale que nous allons connaître.
Qu’attendent les Françaises et les Français ?
En dehors du travail de terrain que fournissent les ONG et du rôle joué par les films de Yan Arthus Bertrand et de Nicolas Hulot, l’information sur le réchauffement climatique est difficilement accessible aux citoyens. Face aux mutations que devrait entraîner la lutte contre le réchauffement climatique, les Français réclament plus d’explications sur le monde de demain, sur l’évolution de leur région, leur ville, leur village et les conséquences pour eux, dans leur vie quotidienne, dans leur travail et dans leurs loisirs, qu’auront la mise en oeuvre des engagements de Copenhague. Les Français se disent prêts à changer leurs modes de vie mais veulent y trouver un avantage et réclament un engagement tout aussi fort de la part des acteurs économiques et des responsables politiques.
La transition vers l’éco-société nécessite le changement des comportements individuels ainsi que la transformation des filières de production énergétiques et autres filières industrielles et de service (à titre d’exemple, la filière industrie de l’information représente environ 2 % des GES planétaires). Si les Français affirment avoir conscience du problème, ils n’en perçoivent pas les effets dans leur vie de tous les jours et ne voient pas en quoi changer de comportement peut avoir un impact sur la situation de la planète. Pour accélérer les changements d’attitudes, l’une des solutions choisie a été la taxe carbone.
Le débat qui s’est construit autour de cette taxe n’a fait qu’éloigner les citoyens du changement, beaucoup l’ayant perçue comme un nouvel impôt synonyme de diminution du pouvoir d’achat.
C’est d’un message clair, pédagogique, positif et incitatif dont les Français ont besoin. Dans un climat de plus en plus morose lié à l’accroissement des inégalités, l’éco-société doit être présentée comme une solution et non une contrainte.
Relier crise climatique, crise énergétique et crise sociale
En 2010, entre 50 et 150 millions d’Européens seraient touchés par la précarité énergétique. Ils seraient entre 2 et 5 millions en France. Reliés aux crises alimentaires que connaissent certaines régions du monde, ces chiffres démontrent que le problème climatique ne peut être traité indépendamment de la crise sociale. Au cours des prochaines années, les prix de l’énergie et des denrées alimentaires vont continuer à augmenter plus vite que les salaires. Ces questions nécessitent aujourd’hui l’ouverture d’un débat public associant tous les acteurs de la société autour des problématiques de l’offre alternative aux énergies fossiles, de la formation professionnelle, de la place de l’agriculture dans un monde qui demain verra 80 % de sa population vivre dans des villes.
Se donner les moyens de répondre à nos ambitions
Atteindre les objectifs réclame la mise en oeuvre de politiques environnementales et énergétiques volontaristes qui entraîneront des modifications, en profondeur des modes de production et de consommation. Pour cela, le rôle des collectivités territoriales doit être soutenu et renforcé. Leur diversité et leur capacité spécifique d’innovation et d’expérimentation doit être un accélérateur de la transition vers l’éco-société. Le rôle de l’Etat doit être alors de garantir la libre administration des collectivités territoriales tout en favorisant la généralisation des bonnes pratiques. Cependant, les collectivités territoriales ne pourront pas répondre à leurs ambitions si le Gouvernement continue sa politique de recentralisation en augmentant les prérogatives de l’Etat et en privant les territoires de leur autonomie financière. Bien meilleures gestionnaires que l’Etat,les collectivités territoriales doivent avoir les moyens de mettre en oeuvre leurs projets. Alors que le secteur du BTP emploie 850 000 personnes, celui des transports 1,9 millions et que le Gouvernement affirme que le secteur des éco-emplois est porteur de la création de 600 000 emplois nouveaux, il est urgent que la France se dote d’un plan de formation professionnelle.
La responsabilité historique des pays industrialisés envers les pays du Sud
Les pays du Sud seront les premières victimes du réchauffement climatique alors même qu’ils ne sont responsables que de 30 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Au début du mois de septembre, un rapport de la Banque mondiale évaluait le total de l’aide environnementale à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Face au climat perturbé dans lequel Copenhague risque de débuter, il est primordial que le cadre de cette aide soit défini. Pour cela les Etats industriels doivent prendre des engagements chiffrés et une réflexion collective doit être menée sur la structure de l’organisme international qui sera chargé de sa gestion. L’objectif est de ne pas commettre les mêmes erreurs que pour l’aide humanitaire. Pour le moment, les Etats industriels, et la France notamment, tardent à annoncer le niveau de leur engagement. Depuis quelques semaines, le Gouvernement Français fait la promotion de son plan justice climat pour les Etats émettant moins de 2 tonnes CO2/hab. A l’heure actuelle, un document de seize pages existe mais il n’a pas été diffusé. Au moment où l’Union européenne s’apprête à parler d’une seule voix, la stratégie diplomatique de la France doit être plus transparente. Toutefois, l’aide environnementale internationale ne doit pas reposer uniquement sur les Etats.
Les acteurs économiques ont également leur part de responsabilité. Dans ce cadre, le marché des quotas d’émissions de carbone n’assurera pas le financement du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays pauvres. D’autres outils financiers doivent être imaginés. Par exemple, il serait pertinent de proposer la création d’une taxe dite « Taxe Tobin verte » sur toutes les transactions financières internationales, qui pourrait avec un taux de 0,1 % rapporter 250 milliards de dollars par an, alors qu’aujourd’hui on évalue les besoins à 100 milliards d’euros par an jusqu’en 2020. _
La stratégie diplomatique de la France doit être plus transparente.
Add comment décembre 9, 2009
DANS L’OEIL DU VISEUR
L’association Le Parlement à la loupe des étudiants de l’IUT C de Roubaix m’a invité à intervenir lors d’une conférence organisée par ses soins. Au programme de cette conférence-débat : l’origine de la réforme constitutionnelle de juillet 2008 et l’impact de cette révision sur la fonction parlementaire.
Après avoir évoqué l’histoire et les enjeux de cette réforme constitutionnelle, j’ai expliqué pourquoi, selon moi, la fonction parlementaire et l’équilibre des pouvoirs en ressortent plus affaiblis que renforcés.
Certes cette réforme n’a pas que des inconvénients : l’attribution de la présidence de la commission des finances à un membre de l’opposition, le dispositif de sanctions financières en cas d’absentéisme excessif, l’égalité entre majorité et opposition dans le nombre des questions d’actualités posées au Gouvernement, le partage des fonctions de président et rapporteur des missions d’information entre députés issus de la majorité et de l’opposition, constituent quelques-unes des améliorations notables.
Mais l’impact de la réforme sur les capacités à légiférer et à contrôler le gouvernement est cependant inacceptable à triple titre :
- sur le droit d’amendement des parlementaires tout d’abord, du fait du raccourcissement du délai de dépôt et de l’introduction de la notion de temps législatif programmé (temps guillotine) affaiblissant considérablement les marges de manœuvre des parlementaires, qu’ils soient dans la majorité comme dans l’opposition ;
- du fait de la limitation des motions de procédure, leur nombre étant abaissé de 3 à 2 et leur durée totale de 3 h à 1 h ;
- par le dédain des parlementaires de la majorité, puisque l’instauration d’une journée – le jeudi – par mois consacrée aux propositions de loi émanant de l’opposition est vidée de son sens. En l’absence – calculée – des députés de la majorité à ces débats, le Gouvernement demande la réserve des votes : nous débattons donc sans contradicteurs, dans le vide, puisque le vote n’aura lieu qu’à une date ultérieure, à un moment programmé à l’avance, lorsque la majorité sera en force. Le sort du texte est donc couru d’avance !
Réagissant à nos propos, des étudiants m’ ont ensuite interrogé sur des points précis du nouveau règlement de l’Assemblée (un député peut-il voter pour un autre en son absence ?) ou sur la problématique – on s’en serait douté – du cumul des mandats. Cela m’a permis d’expliquer à nouveau que je n’étais pas pour le non-cumul des mandats (ce qui ne revient cependant pas à être pour le cumul des mandats) en évoquant la solution de ce que pouvait être une limitation du nombre de mandats. En effet si le but recherché, c’est le renouvellement du personnel politique, alors pourquoi ne pas limiter le nombre de mandats dans le temps (comme c’est le cas pour le Président de la République), plutôt que de se priver de l’appui mutuel et indéniable que se procurent l’une à l’autre les fonctions d’exécutif local et de parlementaire ?
Cela a permis de conduire une réflexion, en conclusion, sur les risques d’un changement de type de scrutin, fermement attaché que je suis au scrutin de circonscription, le scrutin à la proportionnelle pour une élection nationale consacrant, de fait, la primauté des partis politiques dans la fabrique des candidats, la permissivité du parachutage au détriment d’un véritable et inestimable ancrage local.
Add comment décembre 9, 2009
Mort annoncée de la formation des maîtres : l’école en danger
Pour la première fois depuis que l’école a été instituée dans notre pays, enseigner devient le seul métier qui ne s’apprend pas. Les enseignants n’auront jamais vu un élève avant de prendre une classe en responsabilité.
En prétendant le contraire, les deux ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse mentent ! Ils mentent parce qu’ils savent pertinemment qu’en faisant de la deuxième année de master une véritable course d’obstacles, ils obligent de fait les étudiants à sacrifier les stages devant une classe devenus facultatifs.
On peut aisément comprendre qu’il soit impossible de distraire un peu de temps à des stages après avoir passé un concours en Septembre, préparé un second pour mai tout en terminant son travail de recherche nécessaire à la validation de son année de master.
Il faut tout le cynisme ou l’incompétence de nos deux ministres pour imposer, sans concertation, une telle organisation du recrutement de nos futurs enseignants.
La disparition de toute véritable formation professionnelle dans l’apprentissage du métier d’enseignant est une véritable ineptie pour quiconque s’est confronté à cette collectivité particulière que constitue une classe. Il ne suffit pas de maîtriser une discipline pour avoir la capacité de la transmettre.
C’est aussi affaire de psychologie, de tact, d’écoute, tout simplement de pédagogie pour employer un mot qu’ont toujours su incarner nos maîtres, mais que nos savants ministres ignorent, voire récusent.
Il y a plus grave : les futurs enseignants sans formation professionnelle seront incapables, sauf à avoir la pédagogie innée, de répondre aux nouvelles exigences du métier qu’ils ont pourtant choisi la plupart du temps avec enthousiasme. Le monde dans lequel vivent les enfants et les adolescents scolarisés est celui de l’image de l’immédiat, de la dictature, de l’émotion et du paraître. C’est à l’enseignant qu’il reviendra de plus en plus de faire comprendre à tous les jeunes le monde, dans toute sa complexité, en leur faisant admettre que la société dans laquelle ils vivent vient de loin et existera après eux. La mission de l’éducation ne sera plus tant d’apporter les connaissances que d’apprendre au futur citoyen qu’il a devant lui à les hiérarchiser pour leur donner du sens. Le souci d’appliquer scrupuleusement la politique de restriction budgétaire et de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux imposée par Nicolas Sarkozy, n’explique pas tout. Même si la suppression des stages « économise » près de 15 000 postes. Nos ministres sont aussi prisonniers de cette vieille idée selon laquelle la spécialisation dans un savoir disciplinaire serait à elle seule le gage d’un enseignement de qualité.
On pouvait espérer que cette conception rétrograde n’avait pas survécu à la démocratisation de l’enseignement effectuée depuis les années 1975 ; mais l’arrivée en masse, dans l’entourage du ministre de l’Education Nationale depuis 2002, des tenants d’une école élitaire l’a ressuscitée.
Il est urgent de résister vigoureusement à cette tentative de retour en arrière, au risque de ne jamais atteindre l’objectif nécessaire et juste de 50 % d’une classe d’âge à la licence, objectif d’ailleurs inscrit dans la loi Fillon sur l’école en 2005.
L’école a reçu une mission de la Nation : celle de faire réussir tous les enfants, c’est-à-dire de les pousser au plus haut niveau de leur possible, tout en ayant la même exigence pour tous. C’est parce que nous voulons apporter à chaque enfant des réponses individuelles à une ambition collective que nous plaçons la pédagogie au centre de l’éducation.
Mais cette « révolution pédagogique » ne pourra faire l’économie d’éducateurs nombreux, d’enseignants formés et d’un corps enseignant à l’image de la nation au nom de laquelle il enseigne :
d’enseignants nombreux : il faut un moratoire immédiat à la suppression de postes, encore 16 000 pour 2010 dans l’Education Nationale ;
d’enseignants formés aux nouvelles exigences de leur métier. Assommés par des réformes le plus souvent méprisantes, les enseignants ont besoin à la fois de liberté et de reconnaissance. Il est temps d’engager une large concertation sur le métier d’enseignant et sur les métiers de l’éducation en général. Cette concertation concerne au premier chef les enseignants eux-mêmes et leurs organisations représentatives, mais aussi l’ensemble des forces syndicales et les associations d’éducation populaire qu’il faut faire renaître.
Dans un premier temps, il est urgent que le bon sens et la compétence réinvestissent le ministère de l’Education Nationale : les ministres doivent reprendre leur copie sur la formation des maîtres.
d’enseignants à l’image de la nation pour que le fossé entre la culture scolaire et celle de la rue cesse de se creuser, sans concession à un jeunisme qui n’est qu’une forme de mépris pour la jeunesse.
Une politique de prérecrutement des jeunes se destinant à l’enseignement, permettrait d’ouvrir l’enseignement supérieur à des jeunes de milieux modestes, tout en donnant à la nation un corps enseignant représentatif de toutes les catégories sociales.
Aujourd’hui, la mastérisation sans prérecrutement et sans réelle aide sociale pour les étudiants de milieux modestes restreint l’accès à l’enseignement aux catégories aisées.
Ce sont là quelques pistes de réflexion que nous voulons livrer au nécessaire débat sur l’éducation.
Mais l’urgence aujourd’hui est de bloquer le train de contre réformes en matière éducative imposées par le gouvernement depuis 2002 -et dont la suppression de la formation professionnelle des maîtres est sans doute le plus grave-.
Refuser de considérer la mission d’enseigner comme un métier qui s’apprend, c’est nier la place de l’éducation dans notre pays.
C’est l’école qui constitue le creuset de la République ; encore faut-il donner aux enseignants qui la servent avec passion, les outils pour faire comprendre à des élèves de plus en plus divers, qu’au-delà de leur culture d’origine, il existe des valeurs universelles qui les rassemblent.
Aux Français de dire s’ils acceptent une société sans éducation !
Add comment novembre 30, 2009
DE QUI SE MOQUE T-ON ?
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale n’a pas jugé bon de répondre à ma question d’actualité, cet après-midi à l’Assemblée Nationale. C’est Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, qui s’en est chargée…
Luc Chatel se moque t-il de la formation des maîtres de l’Education Nationale dont il a la charge ?
Add comment novembre 24, 2009
Monsieur le Ministre, cessez de mépriser les enseignants !
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
Je vous demande de vous mettre un instant à la place d’un jeune étudiant de 2ème année de master qui se destine à l’enseignement.
Il devra affronter une première série d’épreuves en Septembre ou en Décembre, puis tout de suite préparer de nouvelles épreuves pour les passer en Juin. En même temps, il devra présenter son mémoire de recherche pour valider son année. Enfin, s’il lui reste un peu de temps, il pourra effectuer un stage dans une classe pour découvrir son futur métier d’enseignant.
En fait, cette année ingérable se transforme en un long bachotage qui sacrifie la formation professionnelle, d’autant plus que les stages devant les élèves ne sont pas obligatoires.
Monsieur le Ministre, il ne suffit pas de maîtriser soi-même le savoir pour être capable de le transmettre à des élèves, ce qui nécessite toujours plus de pédagogie.
Certes, les IUFM n’étaient pas parfaits, mais là où nous proposions de réformer pour les améliorer, vous les supprimez.
Pour la première fois, un gouvernement méprise à ce point la mission d’enseigner qu’il se refuse à en faire un métier.
Etre enseignant, serait-elle la seule profession que l’on n’a pas besoin d’apprendre ?
C’est grave.
C’est grave pour les jeunes étudiants, futurs enseignants, qui devront affronter cette communauté particulière qui est une classe sans avoir reçu le moindre outil pour la maîtriser.
C’est grave pour les élèves à qui vous faites payer la suppression de plus de 50 000 postes en 4 ans.
C’est grave pour l’école, enfin, qui verra se creuser encore davantage le fossé entre de jeunes enseignants enthousiastes mais désarmés, et des élèves de plus en plus fragiles.
Monsieur le Ministre, l’identité nationale, c’est l’école de la République qui la bâtit, et ce sont les enseignants qui la forgent.
Alors, cessez de les mépriser, et donnez leur tout simplement la formation indispensable à leur métier.
Add comment novembre 24, 2009
RETOUR SUR UN ETE POURRI
Je lis ce jour dans la Voix du Nord, l’écho suivant, auquel je souhaite apporter une réponse claire :
Lomme : plus ou moins d’insécurité ? L’insécurité à Lomme augmente-t-elle ? Yves Durand, le maire, évoquait il y a quelques semaines un été « pourri ». Pourtant, les chiffres des autorités, que s’est fait remettre l’opposition à Martine Aubry à Lille, Christian Decocq, n’accrédite pas cette thèse : en 2008, le nombre de délits aurait baissé de 2,5 % à Lille, avec une baisse dans le Centre, Wazemmes, Vauban, Fives, Lomme, Vieux-Lille et Faubourg de Béthune et… Lomme. Quatre quartiers affichent un bilan moins reluisant : Lille-Sud (+4,5 %), limitrophe de Loos Saint-Maurice (+ 5 %), Bois-Blancs (+ 2,8 %) et Hellemmes (+ 11 %). Des chiffres lommois bizarres ?
Je ne conteste pas le fait que les chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur soulignent en effet une baisse de la délinquance à Lomme ces deux dernières années (-16% entre 2002 et 2008, et -3% depuis début 2009), et je m’en réjouis. Ceci dit, il faut garder à l’esprit que tous les Lommois touchés par un acte de délinquance ne portent pas systématiquement plainte, ce qui rend ces chiffres par nature approximatifs. Mais je ne peux me satisfaire de la situation que les Lommoises et les Lommois vivent quotidiennement, et je persiste à dire que nous avons vécu dans ce domaine un “été pourri“. Les habitants du Marais, qui ont vu se multiplier les feux de poubelles, du Bourg et de la Mitterie où des véhicules ont flambé, de la Délivrance qui ont vu l’un des joyaux architecturaux du quartier, le centre d’hygiène sociale, partir en fumée, le confirmeraient. Oui, cet été fut pourri.
J’ai toujours dit que nous entretenions les meilleures relations avec la police nationale, notamment dans le cadre du Contrat local de sécurité qui nous lie dans notre action sur le terrain, et je rends hommage au travail difficile qu’elle mène. Mais je reste persuadé que ces bons résultats sont aussi dus à l’effort de la municipalité, au travail de fond des Agents locaux de médiation sociale, de la police municipale, des partenariats étroits noués avec les bailleurs sociaux, Transpole et le Parquet. Et je ne relâcherai aucun effort pour que l’insécurité – qui reste une inégalité flagrante dans nos villes – recule à Lomme. C’est pourquoi la ville a mis à disposition du Ministère de l’Intérieur un terrain qui devait accueillir un nouveau commissariat de police. Malgré mes relances, nous n’avons plus de nouvelle de ce projet qui avait pourtant été validé sous le dernier gouvernement de Lionel Jospin.
Baisse des chiffres de la délinquance et “été pourri” ne sont donc pas incompatibles. Mais l’essentiel du débat n’est pas là : la sécurité de nos concitoyens est un droit fondamental, c’est la raison pour laquelle elle incombe à l’Etat. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il semble, hélas, qu’il ait fait le choix du désengagement.
Add comment novembre 17, 2009
REFUS PRESIDENTIEL
Le refus du Président de la République de se rendre devant le Congrès de l’Association des Maires de France
est une dérobade face au mécontentement des élus de toutes tendances.
Remplacer sa présence au Congrès par une invitation sous les lambris Elyséens pour quelques centaines de privilégiés
ne saurait tenir compte de débat démocratique.
C’est pourquoi beaucoup de maires refuseront de se prêter à ce faux semblant.
C’est le Congrès des Maires de France, au travers de sa résolution finale, qui doit décider des orientations et en son sein que doivent se prendreles décisions nécessaires à la défense du Pacte Républicain. »
Add comment novembre 16, 2009
Coup dur pour les accidentés du travail : une nouvelle provocation
La droite fait des cadeaux aux riches et assomme les accidentés du travail.
Sur la proposition insistante de Jean-François COPE, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, la droite a décidé de fiscaliser les indemnités perçues par les accidentés du travail.
Jean-François COPE a même aussi parlé d’équité pour justifier cette nouvelle attaque minable aux droits de ceux qui travaillent et qui souffrent. Parler d’équité est scandaleux : cette nouvelle taxe rapportera 150 millions d’Euros à l’Etat sur le dos des accidentés du travail alors que le même COPE et l’UMP tolèrent d’offrir 73 milliards de niches fiscales et font un cadeau annuel de 15 milliards d’Euros aux 10 % des foyers les plus riches grâce au bouclier fiscal.
Nouvel exemple de l’équité à la mode Sarkozy.
Add comment novembre 14, 2009



